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NOUVELLE GARDE A VUE : LES AVOCATS REAGISSENT
contre un projet de loi ne répondant pas aux exigences de la convention européenne des droits de l’homme et non conforme aux décisions du Conseil Constitutionnel.
Les avocats dénoncent les graves lacunes de ce projet.Les avocats se mobilisent une fois de plus en faveur des justiciables.
Ils revendiquent la présence de l’avocat à la première heure, sans possibilité d’audition libre qui priverait cette loi de toute portée, des entretiens sans restrictions, un accès immédiat au dossier et leur participation aux interrogatoires.
Ils sont prêts à accepter l’importance de la charge en dépit des sujétions supplémentaires qui vont peser sur eux. Il ne s’agit pas pour les avocats de l’élargissement d’un marché mais bien pour eux d’assurer une mission de service public supplémentaire.
Les avocats s’insurgent contre l’absence de volonté du gouvernement de permettre la mise en place de cette réforme en ne consacrant toujours pas le budget nécessaire à sa réalisation alors que cette responsabilité lui incombe totalement.
Réfutent l’argumentaire selon lequel le budget serait quintuplé, alors qu’il s’agira seulement d’un doublement avec une augmentation conséquence de missions totalement différentes.
Regrettent que l’Etat soit toujours dans une optique de désengagement face aux plus démunis, puisqu’avec un budget « gelé » les fonds complémentaires même totalement insuffisants vont devoir être récupérés sur les autres missions actuellement indemnisées.
Déplorent que la seule solution préconisée pour réaliser des économies soit une mutualisation des interventions à la charge des avocats et des Barreaux dans une logique de permanences ou de structures dédiées.
Les avocats disent non à une loi instaurant une défense au rabais indigne de la patrie des droits de l’homme.
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